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LE TEMPS - Devises moins chères pour les PME

LE TEMPS, 5 octobre 2006

Devises moins chères pour les PME

La plate-forme www.changedevises.ch désormais en français.

Marie-Laure Chapatte

«Même avec des montants de plus de 100000 euros, je n'arrivais pas à obtenir des conditions de change intéressantes auprès d'une grande banque suisse.» C'est en prospectant pour sa société genevoise, Dimatec, qu'Eric Volery a découvert le portail Wechselstube.ch. Il a depuis adopté ce service et paie ses factures à son fournisseur belge tous les trois mois.

Bonne nouvelle pour les entrepreneurs romands, kmuOnline, l'entreprise bâloise qui gère ce service, propose le site en français sous www.changedevises.ch depuis peu. «C'est vrai qu'au début, j'étais un peu réticent, confie l'entrepreneur genevois. Mais après un premier essai, que j'ai réalisé avec un plus petit montant, j'ai constaté que tout fonctionnait.»

«Maintenant que nous avons acquis une réputation d'intermédiaire financier sérieux avec plus de 1000 PME en Suisse alémanique, nous pouvions nous lancer de ce côté-ci de la Sarine», estime Christoph Abt, fondateur de la société et ancien cadre dirigeant chez UBS.

Le principe est simple. Il repose sur celui des groupes d'achats: la somme des petits montants qui s'accumulent tous les jours sur la plate-forme permet à Changedevises.ch d'être un gros client de la Banque cantonale de Zurich ou de UBS et d'acquérir les monnaies à des conditions avantageuses.

«Rien de spéculatif»

«Il n'y a donc rien de spéculatif dans notre démarche, poursuit Christoph Abt. Nous proposons juste des cours meilleur marché avec une infrastructure très légère, puisque le client s'occupe de faire sa transaction via Internet.» Quelques clics de souris suffisent donc à finaliser l'opération.

Sur un test réalisé fin septembre, une entreprise qui souhaitait acheter 25000 euros obtenait un taux de change de 1,5926 sur Changedevises.ch, contre 1,6041 pour le cours traditionnel. Soit une économie de près de 180 francs suisses.

Pour Richard Doyat, responsable de la salle des marchés de la Banque Cantonale Neuchâteloise, il faut être prudent avec ce type de calculs: «Une telle comparaison doit se faire dans les deux secondes auprès des différents établissements, ce qui n'est pas possible.» En s'appuyant sur une requête simultanée auprès de la Banque Cantonale Vaudoise, qui n'accorde pas de rabais en dessous de 50000 francs, notre test relève que la différence suggérée par le site est bien réelle. «Pour nous, c'est une concurrence toute relative, souligne Richard Doyat, car les PME considèrent notre offre globale de services.»

Fort de l'expérience alémanique, le fondateur de Changedevises.ch se dit confiant et s'attend à un développement rapide du service de ce côté-ci de la Sarine.

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